vendredi 12 septembre 2008

L'écologie et la propreté (II)

Le plus remarquable à ce sujet, c'est le nombre de bus et de taxis en circulation. On essaie de prendre la voiture le moins souvent possible, et pas question de posséder un gros 4x4 bien polluant.

Mon quartier a beau être loin de l'université, il possède le meilleur service en transport public de la ville.


Si ce n'est pas le transport public, c'est le cyclisme. Eh oui, décidément, en Finlande, on n'a pas la flemme, quand il s'agit de protéger l'environnement, tout comme, dans cette phrase, je n'ai pas eu la flemme, de mettre plein de virgules.
Mme Voynet serait tellement fière des Finlandais si elle voyait tous ces gens se battre avec leur vélo malgré la pluie.


Voilà ce que l'on peut voir en face de chaque faculté ou restaurant universitaire. Les étudiants adorent le vélo, et même les étudiants ERASMUS, la majorité en ayant acheté un lors de ses premiers jours en Finlande.

Oui, on adore le vélo, parce que le bus est extrêmement cher (2€50 le ticket pour 2 heures), parce que les arrêts de bus sont tout de même assez loin des bâtiments universitaires, et tout simplement parce qu'on y a été incité dès notre arrivée. Tous les anciens étudiants à Turku cherchent désespéremment à se débarrasser de leur vélo pour un prix ne dépassant jamais 50€, et dans un joli sac qui nous a été offert lors de notre inscription à l'université, il y avait certes de la paperasse mais également une jolie bande fluorescente à mettre sur son pantalon quand on pédale.

Même moi, j'ai un vélo. John, l'étudiant ougandais qui vivait auparavant dans mon actuel appartement, m'a gentiment prêté son vélo le temps de mon séjour. Cette année, il ne s'en servira pas.

Et même moi, je fais du vélo. Et même si j'habite encore plus loin de l'université que je ne l'étais de la faculté de droit à Rennes.

Je dois cependant avouer que je préfère prendre le bus. Les vingts minutes de vélo tous les matins et tous les soirs, c'est pas pour moi. Je préfère avoir 20 minutes de bus puis 5 minutes de marche. Et puis de toute façon, j'ai déjà acheté ma carte de bus pour le mois de Septembre. Je verrais si je suis plus motivé pour pédaler en octobre.

Par contre, le dernier bus de la journée est à seulement 23h50. Et le dernier bus de nuit passe uniquement le vendredi et le samedi à 2h30. Hier soir, je suis donc rentré de boite en vélo, et ce ne sera peut-être pas la dernière fois.

Allez, ce soir, je vais me faire une petite écologie physique, via le sauna.

mardi 9 septembre 2008

L'écologie et la propreté (I)

Le modèle à suivre en matière d'écologie est bel et bien... la Finlande.

Avant de partir je savais déjà que la Finlande était un bon élève au sein de l'Union Européenne.
Maintenant, je peux comprendre pourquoi.

A mon arrivée, l'aéroport était plus que propre. Pas un papier par terre.

Sur le parking d'à côté, il y avait un petit coin poubelle très sophistiqué.



En Finlande, on n'a pas la flemme de trier les déchets. Je vous présente donc 6 jolies poubelles portant chacune un doux nom: déchets divers, papier, métal, verre, plastique, et "déchets à problème".


Dans mon quartier, du nom de Varissuo (ne prononcer que très légèrement le O), il y a quatre ou cinq poubelles spécifiques par immeuble, dont certaines sont placées dans un trou et font très facilement 2 mètres de diamètre (oui, ce sont des poubelles rondes)
Et c'est tout un art pour les éboueurs et leur mini-grue à moteur de lever ces grandes poubelles, les vider et les remettre dans le bon trou.


Les rues à Turku sont assez propres. Au départ, je les trouvais même trop propres. Pas un mégot ni un papier par terre, alors qu'il n'y a vraiment pas beaucoup de poubelles. Depuis mon arrivée et celle des autres étudiants ERASMUS, les rues n'ont pas été beaucoup maltraitées, ne vous en faites pas.

Par contre, la saleté semble de rigueur sous les arrêts de bus, remplis de crachats et de mégots. A croire que l'on n'a le droit de fumer qu'en attendant son bus.
En ce qui concerne la cigarette, on peut constater que peu de finlandais y sont accrocs.


Et à ce qui parait, beaucoup de finlandais sont végétariens. Ils ont déjà très peu d'élans, alors ils vont pas sauter sur les rennes.

P.S. : oui je sais, je mets une photo de poubelle avant de mettre des photos de la Finlande, c'est pas très logique mais j'ai pas encore eu le loisir de prendre les photos de ce qui valait vraiment le coup dans Turku.