dimanche 7 septembre 2008

Je commence à me sentir finlandais


Hej ! (eh oui, maintenant je sais aussi dire salut en suédois !)

Et pour en dire plus, j’espère bien avoir un bon niveau de suédois en revenant en France. Certes ce n’est pas le suédois qui va me rendre la vie plus facile, mais je trouve juste « stylé » de savoir parler une telle langue et de l'indiquer sur un CV. J’ai donc choisi d’avoir 3h de cours de suédois chaque semaine. Je suis tellement motivé que j’ai accepté d’avoir cours à 8h30 le matin. Ce qu’on nous avait caché, c’est qu’une fois que tu es admis en cours de suédois, tu dois payer 40 euros pour obtenir 4 ridicules manuels. Je n'ai pas pris de cours de finnois, de peur que mon université rennaise se plaigne du fait que j'étudie autant le droit que les langues. Et puis, le finnois c'est pas très joli.

J’ai aussi commencé un cours de droit international. Le professeur ressemble plus à une expérience ethylique qu’à un professeur de droit. Il a un sacré style, je l’aime bien. Lors de notre premier jour de cours, quand il nous a ouvert la porte de l’amphithéâtre, je pensais sincèrement que ce type avait juste pour fonction d’ouvrir les portes, voire de nettoyer les amphis, comme il en existe à la fac' de Rennes. Finalement c’est un bon prof', il parle lentement avec un accent finnois aussi prononcé que l’accent marseillais. En fait c’est le genre de prof’ complètement perdu dans sa paperasse juridique n’ayant pas le temps de boutonner sa chemise. Ca se prend pas au sérieux, ça se la raconte pas, tous les profs de droit devraient être comme lui.

J’ai commencé cet article en parlant des deux seuls cours que j’ai pour l’instant. Ce n’est pas une bonne idée car les études n'ont pas une place première dans ma vie à Turku. En fait, je n’arrive pas à me dire que je suis ici pour étudier. Réellement, on boit plus de bières qu’on ne lit de pages. C’est juste l’état d’esprit ERASMUS qui veut ça. On est une centaine de jeunes « étudiants » dans le même état d’esprit, avec un nouvel appartement, une nouvelle ville, avec des nouvelles bières, un nouveau langage.

Une des premières très bonnes soirées que j’ai passées fut celle chez le petit copain de ma tutrice (chaque étudiant a un tuteur).

Et ici j’ai bien envie de mettre deux ou trois photos.

Philipp (Allemagne) et moi avons Aino pour tutrice.


Janne et moi

Aino (ma tutrice) et Janne (son petit copain, un autre tuteur) sont des personnes admirables. On leur faisait subir le même agenda que Jack Bauer, mais ils ont toujours été là pour nous aider. Kiitos ! (merci en finnois – et comme je sais aussi dire merci en suédois : tack !)

Lors de cette soirée, j’ai apporté ma bouteille de chouchen, vin breton à base de miel (encore merci à la TOTM pour me l’avoir offerte). J’ai donc débouchonné avec classe cette bouteille, et moment crucial, j’ai fait goûter à tout le monde cette boisson "spécifique", que même mes parents n’aiment pas. Voici quelques remarques auxquelles j’ai eu droit : « fine » ; « interesting » ; « good but not very good ». Finalement, la bouteille a été vite vidée.


Helena (Allemagne) : "Interesting"

Ensuite, on est allé à Abo Discotek, où l’on s’est bien amusé, mais c’était un peu cher. On avait des tickets gratuits mais normalement c’est 6 euros l’entrée, et 2 euros les vestiaires (bien sûr tu n’as pas le droit de garder ton veston en cuir). La pinte était à 4.5 euros.

Oui, j’ose dire que c’est cher. J'ose, car tu peux trouver deux fois moins cher dans la boite d'à côté. En fait, les prix sont très variants en Finlande, tout comme le temps voire comme tout le temps. J’ai déjà payé 6 euros pour une pinte Beck dans un irish bar, mais j’ai également pu payer 2.70 euros la pinte de Kohru (bière finlandais valant notre Kronenbourg) dans un metal karaoké.

Les finlandais adorent le karaoké autant que les japonais. La Finlande est aussi le pays du hardrock, heavy metal et tout le tralala. Alors je me suis dit que si je voulais définitivement m’intégrer en Finlande, je devais passer par un metal karaoké comme je suis déjà passé par le sauna.

Pour être plus exact, quand je suis rentré pour la première fois dans ce karaoké, je ne savais pas que c'en était un. A la porte on pouvait entendre une musique très rock et très forte, qui ne m'a même pas fait reculer. C'était du bon. Quelle a été ma surprise quand j'ai vu que le chanteur était présent dans la salle... Sérieusement, les finlandais sont très bons en karaoké. J'ai ressenti leur passion.

C'est dans ce karaoké que j'ai fortement pensé à mon ami Ludo, qui aurait tant aimé voir ces deux finlandais gueuler le plus gravement possible dans le micro tout en balançant leurs longs cheveux. Je crois qu'ils le faisaient plutôt bien.

Et j’ai chanté. Et une jolie finlandaise m’a même complimenté, comme quoi j’avais fait un bon choix en reprenant « Killing in the name » de Rage Against The Machine.

La prochaine fois, je chanterais "Smells like a teen spirit" de Nirvana, l'autre seule chanson que je connais dans leur liste.

lundi 1 septembre 2008

Déjà une semaine à Turku

Hei ! Moi ! (eh oui, je sais déjà dire salut en finnois !)

Voilà maintenant une semaine que je suis à Turku. Le temps est passé très rapidement malgré de grosses journées et soirées.
Quant à l’autre temps, celui qui rime avec intempéries s’agissant de la Finlande, je m’y suis fait. Disons que le temps ici est très variant. Le matin on peut largement apercevoir le bleu du ciel, puis les nuages s’entremêlent et on n’est jamais à l’abri d’une grosse averse.

C’est pourquoi j’ai acheté un parapluie aujourd’hui (si vous voulez d’autres détails aussi croustillants n’hésitez pas à le signaler)

La température joue aussi avec nos habits. Le jour d’après mon arrivée, il faisait 14°C le matin, 9°C l’après-midi, puis 17°C dans la soirée.

Ainsi, le chaud et le froid ne me faisant plus peur, je joue un peu avec. Ah cette bonne vieille habitude finlandaise… je l’ai adoptée en une semaine, alors que je ne m’en serais jamais cru capable. Vous voyez peut-être de quoi je parle ?


Voici une illustration sympathique : faites cuire un ravioli, pendant 10 minutes. Mettez ensuite ce ravioli chaud dans votre freezer pendant une minute, puis sortez-le. Si vous goûtez ce ravioli, vous pourrez vous apercevoir qu’il est toujours assez chaud pour être mangeable.




C’est un peu pareil pour un homme dans un sauna puis dans la mer baltique. A la fin il est toujours assez chaud pour être vivant, la preuve en est que j’arrive toujours à taper sur un clavier.



Melissa (Pérou) et Marek (Pologne - mon coloc') n'ont pas hésité à sauter dans l'eau, où j'étais déjà bien au chaud.


Bon, bien sûr, on a un peu triché sachant que l’eau n’était pas recouverte de glace.

Vous voyez ces gens… je ne me rappelle même pas de tous les noms.
On fait trop de rencontres ici… C’est bien mais vraiment trop. Pendant que j’essaie de me souvenir de tous ces prénoms étrangers j’oublie que je dois m’enregistrer dans un cours pour pouvoir y participer.

Si ce n’est pas le prénom que j’oublie, c’est la personne qui l’a entré avec son numéro dans mon tout nouveau téléphone portable Nokia (2610). Eh oui, je porte la Finlande jusqu’au bout des doigts.

Et je sais que ça en fera ricaner certains si je dis que je me suis fait avoir en achetant ce téléphone basique 60 euros, sachant que mon camarade français Mickaël en a acheté un très design avec appareil photo pour le même prix.

Le prochain numéro parlera entre autres des prix en Finlande.

Allez, juste un avant-goût : une pinte en boite (Klubi) coûte 3€50.

See ya